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Nouvelles marches de l’opposition : La rue maintient la pression


Les manifestants hier à Lomé

L’opposition togolaise, plus que jamais déterminée à obtenir le départ du président Faure Gnassingbé du fauteuil présidentiel a encore battu les pavés hier et sera dans les rues encore aujourd’hui et demain.

Malgré, la déclaration du président Faure Gnassingbé qui accuse l’opposition d’être responsable des violences  qu’occasionnent les manifestations dans le pays, la coalition des 14 partis de l’opposition veut davantage enfoncer le clou dans la plaie. En effet, les Togolais ont à nouveau rallié les rues pour manifester leur ras le bol contre le pouvoir du président Faure Gnassingbé. « Travailleurs, étudiants, lycéens, collégiens… Rejoignons très nombreux la contestation nationale du peuple souverain» jeudi, vendredi et samedi dans tout le Togo », a déclaré Eric Dupuy, porte-parole de la coalition de 14 partis d’opposition. Hier, un premier cortège s’est ébranlé de Bè-Gakpoto.  A la tête de ce cortège se trouvent Me Paul Dodji Apévon, président des FDR, de Fulbert Attisso de Togo Autrement, de Gérard Akoumey de Les Démocrates, d’Eric Dupuy de l’ANC, etc. Ils drainent des milliers de personnes qui scandent des slogans hostiles au régime de Faure Gnassingbé. Le cortège d’Atikoumé a également fait son départ avec en tête, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson de la CDPA, le Prof Komi Wolou du PSR, Ouro-Akpo Tchagnao de l’ANC, etc. Après l’exécution de l’hymne national, avec les bras levés de la foule en signe de victoire qui les attend dans les tout prochains jours, le cortège s’est ébranlé.

Marée humaine ?

La soif de l’alternance qui s’est emparée du peuple togolais n’est plus à démontrer. Les rues de la capitale et des villes de l’intérieur du pays en parlent. L’impressionnante marée humaine dans les rues ce jeudi selon les organisateurs est caractéristique du désir des Togolais de réaliser le changement. Il faut un autre régime pour diriger le Togo, un pays entre-temps dénommé la Suisse de l’Afrique, mais qui connaît une déchéance indescriptible sous le régime cinquantenaire des Gnassingbé. Partout, les Togolais veulent voir l’après Faure Gnassingbé. C’est ce qui explique cette mobilisation qui ne faiblit pas depuis le 19 août dernier. «Il faut que ça change», scandent souvent les manifestants.

La foule qui serpente les rues de la capitale, exprime son indignation devant une gouvernance de 50 années qui a laissé le pays complètement à terre. «Nous sommes fatigués de cette gouvernance. Mais nous resterons toujours debout pour dégager ce régime», a confié un manifestant. Pour le ministère de la sécurité, c’est en realité, près de 7000 manifestants qui ont défilé dans les rues de Lomé.

La victoire à portée de main

Dans un nouveau message adressé aux Togolais à la veille des marches de l’opposition qui débutent ce 16 novembre, le président du Parti national panafricain (PNP) appelle le peuple à résister, car la victoire « est à la portée de nos mains ».

Tikpi Salifou Atchadam qui est celui qui a lancé les mouvements de puis le 19 aout dernier, constate qu’« aujourd’hui, Faure n’a d’autres refuges que les casernes militaires». C’est l’analyse qu’il fait de la dernière sortie du chef de l’Etat au camp Témédja.

L’opposant souligne que les populations de Mango, Sokodé et Bafilo ont « pu briser la division politique artificielle de notre pays en Nord et Sud ». Elles ont « également par notre courage et notre détermination et le degré de notre patriotisme, montré que 50 ans de dictature n’ont rien changé du peuple togolais envers sa patrie». Toutefois, précise-t-il, « le chemin est long, mais la victoire est à la portée de nos mains ».

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