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Manifestation des 20 et 21 septembre 2017 : L’opposition persiste et signe : Le retour à la constitution de 1992


 

marche de l’opposition au Togo

 Le mercredi 20 et hier, jeudi 21 septembre 2017, des milliers de togolais militants de l’opposition ont encore battu le pavé pour exiger entre autres le retour à la constitution de 1992. Pour les leaders de l’opposition ainsi que les militants, il n’y a qu’une seule solution à la crise sociopolitique qui s’enlise : le retour à la constitution de 1990 dans sa forme originelle.

Des manifestations géantes dans plusieurs villes du Togo. Pour une deuxième  fois, en l’espace d’un mois, les 14 partis politiques de l’opposition réunis au sein de la coalition CAP2015-Groupe de Six-CAR-PNP-Santé du Peuple ont mobilisé à travers le Togo. A Lomé, les marches ont eu lieu simultanément au centre-ville et à Agoé. Partis d’Akossombo et Gakpoto, les militants de l’opposition et leurs sympathisants ont convergé vers le grand carrefour Deckon avant de faire chuter la marche au bas fond du Collège Saint Joseph pour un meeting. Pour l’opposition les revendications sont les mêmes : le retour à la Constitution originelle du 14 Octobre 1992, la révision du cadre électoral y compris l’instauration du droit de vote pour les Togolais de l’étranger, le déverrouillage des Institutions de la République et la libération de tous les prisonniers politiques et de toutes les personnes détenues suite aux manifestations des 19 et 20 août 2017.

Retour à la constitution de 1992, une exigence non négociable

« Le retour à la Constitution originelle du 14 Octobre 1992 est une étape incontournable. Cette exigence n’est ni idéologique, ni sectaire. Elle n’est dressée contre personne. Elle relève de l’intérêt supérieur du Togo, du bon sens politique et social et du respect absolu dû à la voix du peuple souverain. Les tripatouillages et toilettages honteusement orchestrés par le régime RPT/UNIR en 2002 et 2005 constituent un crime impardonnable contre la démocratie, un crime contre l’unité et la cohésion nationales »,  souligne la déclaration qui a clôturé la manifestation lue par Antoine Folly, le Délégué général de l’UDS-Togo. Selon cette déclaration, «la Constitution originelle du 14 octobre 1992 dont nous exigeons aujourd’hui le rétablissement avait été conçue pour remettre le Togo sur les rails de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance  conformément aux orientations de la Conférence nationale souveraine avec le souci permanent de préserver l’unité nationale après plus d’un quart de siècle de l’une des dictatures les plus atroces qu’ait connues le continent africain ». Déjà, au début de la manifestation à Bè-Gakpoto, Jean-Pierre Fabre de l’ANC était formel : « On continue toujours par mobiliser les populations pour obtenir ce que nous voulons ». Et à Me Dodji Apévon des Fdr de renchérir : « On a réclamé quelque chose qu’on n’a pas obtenu. Alors on continue de réclamer jusqu’à satisfaction ».

L’opposition ne veut pas d’un référendum dans les conditions actuelles

Pour les leaders de l’opposition, le référendum est une manigance d’un président de la République pour allonger son règne au pouvoir. « Les députés de la majorité mécanique ont adopté en plénière, le projet de loi qui sera soumis au référendum. Faure Gnassingbé croit pouvoir, par ce nouveau subterfuge, duper une fois encore les Togolais et gagner du temps en annonçant un hypothétique référendum aux résultats connus d’avance compte tenu de la perversité d’un système électoral entièrement sous le contrôle du gouvernement », a fait savoir Antoine Folly. On va organiser les referendums avec quelles institutions ? Quelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ? Quelle Cour constitutionnelle ?, s’interroge Jean Pierre Fabre. Selon le leader de l’Alliance nationale pour le Changement (Anc), c’est une fuite en avant et si cela continue, la situation va imploser. « Pour organiser un référendum, il faut que les conditions soient remplies. Sachant les conditions dans lesquelles les élections sont organisées nous n’allons pas laisser cette majorité mécanique nous imposer quoi que ce soit », avertit Me Dodji Apevon.

Pour rappel, le mardi dernier les députés de la majorité présidentielle ont adopté le projet de loi du gouvernement en absence des élus de l’opposition, ce qui ouvre la voie à la consultation du peuple par voie référendaire. En effet, plutôt dans la matinée, les parlementaires de l’opposition ont quitté l’Assemblée nationale après le rejet de 48 amendements qu’ils ont apportés  au texte visant la révision constitutionnelle.

D’autres manifestations sont annoncées pour la semaine prochaine précisément sur les 26, 27 et 28 Septembre 2017.

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