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La  maternité du Chu Sylvanus Olympio est à secourir 


Maternité CHU de Lomé-Tokoin ( Archives)

Maternité CHU de Lomé-Tokoin ( Archives)

Lieu de vie, la maternité est l’un des départements essentiels d’un hôpital.  Vu son rôle, il nécessite une attention particulière et mérite une rénovation permanente. Mais le constat est amer au Centre hospitalier universitaire (Chu) Sylvanus Olympio. Entre manque de personnel soignant et de matériels adéquats, les patients ne savent pas à quels saints se vouer. Voici l’atmosphère délétère à la maternité du Chu Sylvanus Olympio.

Il est 15 heures le mardi 22 septembre , une femme enceinte la trentaine, visage émacié apparemment tendant vers le terme de sa grossesse est transportée à la maternité. Une dame la quarantaine, probablement la surveillante de la maternité, le visage fermé ordonne « déposez là, on arrive ! ». Après avoir procédé à quelques vérifications, elle tend une ordonnance aux accompagnants de la malade et dit «  sans ces médicaments je ne peux rien faire pour elle ».  C’est l’accueil qu’on réserve aux femmes qui arrivent à la maternité du Chu, puisqu’ elles sont trois femmes à subir le même traitement cet après midi là selon un interlocuteur.

Akouvi, 20 ans, un pagne autour de la tête, accompagne sa sœur à l’hôpital. La jeune femme très soucieuse et presque au bord des larmes confie, « nous sommes là il y a environ trente (30) minutes, on nous dit d’attendre et on attend toujours alors que ma grande sœur a besoin d’une assistance immédiate. On a tout acheté même jusqu’au coton mais on nous dit toujours d’attendre».

Gérard, 25 ans, étudiant, venu assister son oncle pour l’accouchement de sa femme est stupéfait devant le spectacle. Après un soupire il dit : « on m’a toujours raconté que cet hôpital a des problèmes mais je n’ai jamais imaginé que c’est aussi grave que ça. Les autorités en charge de la santé doivent faire quelque chose ».

Jean, 36 ans, accompagne sa femme à l’hôpital pour une consultation prénatale. Complètement abasourdi il  affirme «  si c’est comme ça, je préfère que ma femme accouche dans une clinique privée »

Les dysfonctionnements liés au personnel soignant ne sont que la partie visible de l’iceberg.  La maternité du plus grand hôpital du Togo a aussi d’énormes problèmes de matériel. Une infirmière (préférant garder l’anonymat) sans détour explique «tout manque ici. Le personnel soignant est très minoritaire par rapport aux patients qui arrivent, il y a une pénurie de médicaments. C’est pourquoi on demande aux malades de tout apporter. On ne peut pas faire de la magie. On essaie de faire au mieux ».

C’est dans cet univers que les femmes togolaises vont donner la vie. Les autorités en charge de la santé en premier le Ministre de la santé, doivent prendre des mesures idoines et immédiates. Il doit y avoir non seulement un renforcement du personnel mais aussi fournir la maternité en matériel de pointe. Ces femmes n’en demandent pas plus.

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