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Front social : Le Gouvernement pris en étau par la STT et la CCST


Les élèves en grève (Archives)

Les élèves en grève (Archives)

Visiblement, la transformation de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) en centrale syndicale, va modifier le comportement des organisations syndicales et les rapports de forces avec le Gouvernement. Alors que la STT vient d’enclencher une grève de trois jours, la Coordination des centrales syndicales au Togo (CCST) vient de déposer un préavis de grève.

 
     Ce mercredi 11 février, l’administration tourne au ralenti, les élèves sont dans les rues. Ceux du secteur officiel, déloge leurs camarades des écoles privées. Les élèves branches d’arbres en mains, paralysent par endroit la circulation. Le mouvement est généralisé dans la capitale. Les parents paniquent et vont chercher les plus petits. Un précédent mouvement avait débouché sur l’assassinat de deux enfants par des forces de sécurité à Dapaong. Dans l’administration publique en générale, on note beaucoup d’absences et ceux qui sont présents, observent un service minimum.
      Comme les écoles, les centres hospitaliers observent la grève à un taux avoisinant les 95%. A la mairie, impossible de procéder au dépôt des dossiers pour le mariage ou la légalisation. La STT remontée par des propos jugés « déplacés », tenus par le Premier ministre, la nouvelle centrale qui a pris depuis un moment le devant de la lutte pour la revalorisation des conditions de travail et la rémunération des travailleurs, n’entend plus rien concéder. Mieux, elle entraîne désormais les  anciennes centrales devenues amorphes depuis des années, dans sa dynamique.
      En effet, le 10 février 2015, la CCST composée de six (06) centrales syndicales (CGCT,CNTT,CSTT,CSA,UGSL,UNSIT), vient à son tour de déposer un préavis de grève. « Les discussions sur la

Les membres de la STT lors d'une Assemblée générale (Archives)

Les membres de la STT lors d’une Assemblée générale (Archives)

grille indiciaire, débutées depuis le 25 janvier 2013, s’éternisent, avec des rencontres gouvernement-organisations syndicales qui s’enchainent sans résultats, des travaux de comités techniques mis en place sur la grille qui restent sans suite », précise la Coordination dans son préavis de grève qui rappelle le vote par l’Assemblée nationale de la loi portant Statut général de la Fonction publique, le dimanche 20 janvier 2013, alors que les agents continuent « avec dépit d’attendre jusqu’ici l’adoption de son décret d’application ».

     « Aujourd’hui, après les nouvelles discussions entre le gouvernement et les organisations syndicales, le 02 février 2015, la CCST constate avec regret que le gouvernement se contente, une fois encore, d’annoncer son intention de demander une évaluation financière de la prise en compte des augmentations du SMIG avant toute décision. Au même moment, le gouvernement, à travers la déclaration du Premier Ministre, en visite au CHR de Kégué le même jour, tente d’opposer les travailleurs aux responsables syndicaux en faisant croire qu’ils ne luttent pas pour ceux d’entre eux qui perçoivent de bas salaires.
C’est au vu de tout ce qui précède que la CCST dépose ce jour, un préavis de grève d’avertissement de deux jours pour exiger la satisfaction des revendications sus- mentionnées au plus tard le 24 février 2015 », mentionne le préavis dont notre rédaction a reçu copie.
 

 

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One thought on “Front social : Le Gouvernement pris en étau par la STT et la CCST

  1. Paulin Aboly

    Le syndicat surtout celui des enseignants doit être plus responsable au Togo. Ce n’est pas normal que lorsque les enseignants sont en grève que les élèves se retrouvent dans les rues. Il faut penser à la sécurité de nos enfants. Quand les enseignants veulent partir en grève, les responsables doivent prendre tous les moyens pour informer les parents d’élèves pour que ceux-ci gardent leurs enfants en sécurité chez eux à la maison. Quand les enseignants sont en grève, ce ne sont pas les élèves qui le sont. À moins qu’une association d’élèves bien organisée decide de soutenir leurs enseignent et auquel cas, cette association donne un mot d’ordre à ses membres. Il faut éviter de faire des amalgames au Togo. La société togolaise a besoin d’éducation sur tous les plans!

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