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Ibn Chambas appelle à un large consensus pour les réformes


La crise ouverte suite au refus du pouvoir en place d’opérer les réformes, ne laisse pas la communauté internationale indifférente. Le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des  Nations Unies (ONU) pour l’Afrique de l’Ouest, le diplomate ghanéen Mohamed Ibn Chambas, s’est rendu à Lomé.
 
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la sortie médiatique de Faure Gnassingbé depuis Accra, à propos des réformes a jeté de l’huile sur le feu. Alors que Les Eglises, l’opposition et les organisations de la société civile réclament des réformes politiques avant la présidentielle de 2015, Le Président de la république semble vouloir s’en tenir à la constitution actuelle.  
 
« Naturellement, l’opposition, les partis politiques peuvent avoir telle ou telle autre opinion sur certaines choses, mais je crois que ce vers quoi nous devons tous tendre c’est le respect des dispositions constitutionnelles », a déclaré Faure Gnassingbé avant d’ajouter à la presse, « tout ce que je peux vous dire, c’est que la constitution sera rigoureusement respectée », a déclaré Faure Gnassingbé le mardi 25 novembre à Accra. Une déclaration qui a provoqué la colère au sein de l’opposition et de la sociéété civile.
 
« Cette Constitution dont il se prévaut n’est pas celle pour laquelle le peuple a voté à plus de 99% en 1992 » a déclaré à RFI, la Secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains(CDPA). «  Ce que la Constitution prévoyait dans son article 59, c’était que plus aucun Togolais ne soit en mesure de diriger le Togo pendant plus de dix ans. Cette disposition a été purement et simplement supprimée de la Constitution en 2002 sans qu’il n’y ait de discussion au sein de la classe politique, et sans même qu’il n’y ait eu un referendum», a-t-elle souligné.
 
Pour le successeur du Pr Léopold Gnininvi, « c’est trop facile, après avoir bafoué, tripatouillé cette Constitution, d’en demander le strict respect. »
 
« Les réformes doivent s’opérer avant la présidentielle de 2015. Il s’agit d’impératifs démocratiques », a insisté le président de la Ligue Togolaise de Droits de l’Homme (LTDH), Me Raphael Kpante-Adzaré.
 
le représentant  spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour l’Afrique
de l’ouest,  Mohamed Ibn Chambas s’est à Lomé. Après avoir rencontré les acteurs politiques dans  la journée du mercredi 26 novembre, le diplomate ghanéen a estimé qu’ « il est évident que les uns et les autres veulent avoir des solutions pour des réformes politiques et plus particulièrement en ce qui concerne la limitation du nombre de mandats présidentiels », mais a-t-il poursuivi, « le problème qui se pose, c’est de savoir si cet amendement sera appliqué prospectivement ou avec une rétroactivité »
 
L’ancien secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) entre 2002 et 2005 et le président de cette organisation régionale entre 2006-2009, a appelé  toutes les parties à faire des concessions pour « trouver un large consensus » sur la question des réformes.
 
Cette approche rejoint celle conseillée par les partenaires en développement du Togo, et celle des Eglises qui insistent pour la mise en œuvre des réformes avant la présidentielle de 2015.
 

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